lundi 15 juin 2026

Vers Sète, à Sète

Départ 10h de Tanger.
Cathy stresse un peu, au vu de la conduite des automobilistes. Mais la route est bien large, au début.
Pour se réduire à une 2 voies avec bas côté très moyen. Il y a eu un passage très moyen, je vois dans mon rétro un allumé qui double une voiture, et une voiture en face. Ça va mal se passer! Je crie shoulder à Cathy, pas de réaction je recommence, et finalement elle roule dans le bas côté. Ouf.
Arrivés aux contrôles , police, re police , re re police, douane, ..
Mais on passera à chaque fois en quelques minutes, les officiels nous font doubler toutes les filles d'attente. Notamment celle du scanner des véhicules. Très longue file d'attente, on passe devant, le chien renifle. Ça passe.
Ensuite la longue attente.
On double les files d'attente pour passer en premier. Yes!
Traversée qui se passe en douceur, mer d'huile. La coupe du monde de foot a mobilisé tous les fauteuils pour une assistance très concernée. Sans nous.
 
Comme on était partis sans faire de courses, on a utilisé le self service et le bar du ferry. Ouille. C'est cher, c'est mauvais. Un plat 15-20€, une bière 6 €. À ne pas reproduire. 
 
Arrivée à Sète avec 1h30 d'avance sur l'horaire, on passe en premier. On revient à la maison avec Bruno, un cycliste rencontré sur le ferry. Il m'a reconnu! Paris-Brest-Paris il y a ... plus de 10 ans. Souvenirs.


 



Et voilà.





dimanche 14 juin 2026

Tanger

La vieille ville, la médina, les petites ruelles, l'animation. Bien évidemment c'est touristique, mais il y a beaucoup de clients locaux, de bars à clientèle marocaine, de vie. Ça nous change des bords de mer en Espagne.
Donc on s'est régalés des promenades. 
J'ai retrouvé des souvenirs de mon périple à vélo de 2017. Notamment un hôtel basique, qui a un peu évolué.
Thé à la menthe à toute heure. Dans un café à clientèle locale et presqu' exclusivement masculine.

Les embouteillages classiques du grand Soco. Ça klaxonne tout le temps. Et il faut slalomer entre les voitures plus ou moins respectueuses. Mais c'est un excellent entraînement pour le retour à Sète.

Ensuite un restaurant un peu plus chic pour des tajines de qualité. On est passés de 3€50 à 15€ le plat. Un vrai restaurant pour touristes marocains assez aisés et autres nationalités.
Une bonne nuit dans notre immense appartement, pas dérangés par le match de coupe du monde de football Maroc-Brésil, à minuit, 1-1.
Aujourd'hui Dimanche, pas d'animation folle avant 11h du matin. Petit-déjeuner copieux dans un café. Thé à la menthe. Cathy le trouve trop sucré et veut expérimenter un "sans sucre". Erreur. Cest très amer.

Visite des restes des murailles de la ville fortifiée.
On est seuls dans cet enceinte gardée par des militaires qui s'ennuient, mais nous surveillent.
Au retour, ruelles étroites,

et le café "Baba". Lieu mythique qui aurait connu le passage de vedettes, les Rolling Stones.
Un lieu de passage pour des babas justement. Dans le dos de Cathy, un marocain bourre sa pipe de cannabis. Bonne odeur. Des jeunes marchandent 5g/10g de .... auprès du patron. Ambiance.

samedi 13 juin 2026

Tanger, enfin

Ouf, on y est. Levés tôt, le ferry devrait partir à 9h, malgré le vent fort.
On est en tête,
rejoints par un suisse qui voyage en scooter. Sympathique, atypique.

On  rentre dans la cale du ferry, vide.
Et on pose nos vélos appuyés sur des packs d'eau. Heu, des sangles ? Les marins nous disent pas la peine, alors qu'on sait que ça va bouger.
On solidarise au mieux.
Traversée rapide, quelques mouvements violents au milieu du détroit. Mais ça passe.

Tanger.

La comédie de la police marocaine. Passeport, tampon. 
Arrivée sans problème à notre appartement. Le gars nous attendait. Rez-de-chaussée, hum. Il nous saisit les vélos et monte les volées de marche sans effort.
C'est immense, parfait pour 6 personnes.
On sera bien, 2 nuits.

Petit tour dans le souk, forcément. Mais avant "restaurant" place du grand Soco. Tajines, 3€ et thè à la menthe, incontournable.
On a vraiment changé d'ambiance, les bouchers manipulent les abats et la viande à pleines mains. Il vaut mieux accepter bien cuit.
Ensuite la halle aux poissons. Hallucinant.
Les crevettes sont décortiquées in situ, les anchois evisceres.
C'est vraiment un choc.

Repos à l'appartement. On va ressortir ce soir 


jeudi 11 juin 2026

Tarifa - Tanger, et non, pas Tanger! Bloqués par le vent.

Ce devait être une petite étape, 32km, tranquille. Mais Cathy avait un peu de stress, un pressentiment?
On sort les vélos, 9h15, tout va bien, une longue montée dans la sierra. Juste un peu de vent.
Au premier col, le vent force un peu, on change de route, plus petite, beaucoup de crevasses dans le revêtement.
À partir de là, plus de photos, et pour cause. Le vent devient fou, rafales violentes, style terre de feu. À un moment en descente,vous sommes tous deux descendus du vélo et avons attendu que ça passe. Grand moment de solitude on se voyait poussant à pied sur 10km, sur la nationale. Ça a été presque le cas.
Finalement on rejoint la nationale, un bas côté, mais aussi des glissières de sécurité. Navigation en zigzag poussés par les rafales. Cathy a poussé à pied son vélo.
Puis un répit nous a permis d'avancer. Ça a été bien dur pour Cathy qui est légère.
Sentier de bord de mer, à pied vu le vent.

On finit par arriver au terminal des ferrys. Ouf.
Plus qu'à passer la sécurité?
 
La catastrophe : après une bonne heure d'attente devant les barrières fermées, tous les ferries sont annulés cause météo. Ouch. Et sans doute pour demain aussi. Aïe aïe aïe.
On a réservé un hôtel pas top au centre ville. On va essayer de gérer la suite 

Bon, demain c'est pire, 50 nœuds de vent en rafales. Le port de Tarifa va rester fermé. La solution ? Faire à vélo 32km contre ce vent fou pour aller à Algésiras, là bas les conditions sont moins pires. On pourrait prendre un ferry Algésiras - Tanger Med, pour pouvoir prendre le Tanger Med - Sète Lundi. Beaucoup de conditionnel. 

Ce matin au réveil message de la compagnie de ferry. Départ ce soir Vendredi à 21h. Hum. La météo marine indique des vagues de 1m90. On va voir
 Mais on a l'espoir d'arriver enfin à Tanger. Un Allemand à vélo rencontré hier au terminal de ferry. Il a  fini son voyage à vélo. Il a renvoyé sa tente et ... Plus de ferry. On communique par WhatsApp, il a trouvé un taxi qui l'emmène à Algésiras, de là ferry pour Tanger Med, 50km vent dans le dos pour Tanger. Ouch.
Ce matin changement des billets. Mais d'abord pan tostado.
Toujours pas partis, le port reste fermé. On a reçu un message pour un départ ce matin 9h, puis ce soir 21h, puis demain matin 9h.
Ça devient pénible.

Et pourtant le ferry prévu est un monstre, mais comme le port est fermé, il faut attendre.
Miracle on est dans le ferry.
Ça va bouger.